Szfp Technology Limited se concentre sur r&d et ventes de terminaux EFT POS depuis dix ans
J'y suis allé rendre visite à un client de longue date, mais je suis revenu avec une compréhension totalement nouvelle de l'évolution du secteur des paiements en Afrique.
On parle beaucoup de « saut technologique » en Afrique — comment le continent est passé directement des lignes fixes aux téléphones portables. Mais après avoir discuté avec mon client et visité ses magasins, j'ai réalisé que le même saut technologique est en train de se produire avec les terminaux de paiement.
Voici ce que j'ai appris.
Mon client gère une chaîne de supermarchés de taille moyenne. En arrivant dans son magasin phare, je m'attendais à voir de longues files d'attente payant en espèces. Au lieu de cela, j'ai vu des clients payer par carte sans contact, scanner des QR codes, et même utiliser des portefeuilles électroniques ; or, nombre de ses caisses n'étaient équipées que d'un seul terminal de paiement ancien et lent.
Il m'a pris à part et m'a dit :
« Mes clients veulent payer par voie numérique. Mais mes terminaux ne suivent pas. Ils tombent souvent en panne, ils ne prennent pas en charge les nouveaux systèmes de paiement locaux et ils ne sont pas portables. »
C’est alors que j’ai compris : la demande est là. Le matériel, lui, ne l’est pas.
Tendance n° 1 : Des écosystèmes centrés sur les espèces aux écosystèmes de paiement multiples
Pendant des années, l'Afrique a été considérée comme un marché où les paiements en espèces étaient privilégiés. Mais la situation évolue rapidement, et pas de la même manière qu'en Europe ou aux États-Unis.
Dans de nombreux pays africains, les consommateurs ne sont pas passés directement des espèces aux cartes. Ils sont passés des espèces aux paiements mobiles (comme M-Pesa, MTN MoMo ou Telebirr). Désormais, les cartes bancaires font également leur apparition, grâce au développement des réseaux de cartes nationaux et internationaux.
Ce que cela signifie pour les terminaux de point de vente :
Un terminal qui n'accepte que Visa ou Mastercard ne suffit plus.
Les systèmes de point de vente modernes en Afrique doivent prendre en charge :
cartes sans contact
codes QR de paiement mobile
Systèmes de paiement locaux (par exemple, Verve au Nigéria, PesaLink au Kenya)
Tendance n° 2 : L’essor des terminaux de point de vente intelligents et Android
L'un des changements majeurs que nous avons évoqués est le passage des systèmes de point de vente traditionnels à système fermé aux systèmes de point de vente intelligents Android.
Pourquoi Android ?
Moins cher que les anciens systèmes propriétaires.
Plus de flexibilité : les commerçants peuvent télécharger des applications de paiement, des outils de gestion des stocks ou des programmes de fidélité.
Portables — beaucoup sont portables, permettant aux serveurs, aux livreurs et aux vendeurs de marché d'accepter les paiements n'importe où.
Un client m'a montré le petit terminal de paiement Android d'un concurrent. « Ils peuvent encaisser les paiements au rayon fruits et légumes, à la sortie du parking, ou même lors des livraisons », m'a-t-il expliqué. « Je perds des clients quand il y a trop d'attente à la caisse. J'en ai besoin. »
Tendance n° 3 : « Non bancarisé » ne signifie pas « pas de paiements »
On entend souvent dire qu'une grande partie de l'Afrique n'a pas accès aux services bancaires. C'est vrai, mais c'est trompeur.
De nombreux Africains non bancarisés possèdent un compte de monnaie mobile. Ils épargnent, envoient de l'argent et paient par voie numérique, sans passer par une banque traditionnelle. Et voici le point essentiel : les agents de monnaie mobile constituent le véritable réseau de points de vente.
Les agents (petits commerçants disposant d'une caisse enregistreuse) font office de distributeurs automatiques de billets humains. Mais de plus en plus, ces agents sont équipés de terminaux de paiement qui connectent les portefeuilles électroniques aux réseaux de cartes et aux comptes bancaires.
Cela crée un système hybride :
Le client paie par mobile money → l'agent utilise un terminal de paiement → le commerçant reçoit le règlement sur son compte bancaire ou son portefeuille électronique.
C'est un phénomène typiquement africain. Et cela accélère l'adoption des terminaux de paiement électronique plus rapidement que n'importe quelle initiative bancaire traditionnelle.
Tendance n°4 : La demande de règlement instantané
Autre point de discussion majeur : la rapidité du règlement.
Sur de nombreux marchés occidentaux, les commerçants acceptent des délais de règlement de 2 à 3 jours car le système est stable. En Afrique, les petits commerçants fonctionnent avec des marges très faibles. Ils ont besoin d'être payés immédiatement.
m'a dit :
« Si un terminal de point de vente propose un règlement le lendemain, je ne l'achèterai pas. S'il propose un règlement instantané sur mon portefeuille mobile ou mon compte bancaire, je paierai plus cher. »
C'est un facteur déterminant. Les fintechs et les fournisseurs de terminaux de paiement qui proposent un règlement instantané ou le jour même conquièrent le marché.
Ce que cela signifie pour les fournisseurs de systèmes de point de vente
Si vous vendez des terminaux de point de vente ou des solutions de paiement en Afrique, voici ce que le marché nous indique :
Privilégiez Android : c’est plus adaptable, moins cher et plus facile à prendre en charge à distance.
Localisez les méthodes de paiement – la prise en charge des codes QR de paiement mobile et des systèmes de cartes locaux est non négociable.
Proposez un règlement rapide – même si cela implique des frais minimes, la liquidité instantanée est un atout majeur.
Pensez à l'alimentation et à la connectivité : les appareils ont besoin d'une longue autonomie, d'un mode hors ligne et d'une double carte SIM pour la redondance du réseau.
Conclusion finale
L'Afrique ne constitue pas un marché unique ; elle regroupe 54 pays aux réglementations, monnaies et habitudes différentes. Mais dans nombre d'entre eux, une vérité se dégage : le terminal de point de vente devient le système nerveux central des petites entreprises.
L'argent liquide ne disparaîtra pas du jour au lendemain. Mais les commerçants qui veulent se développer ? Ils sont déjà à l'affût.